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PND 2026-2030

Jeudi 09 Juillet 2026


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Le ministre Adama Diawara met en lumière les avancées de l'enseignement supérieur et les opportunités d'investissement


À l'occasion du Groupe consultatif pour le financement du Plan national de développement (PND) 2026-2030, organisé les 8 et 9 juillet 2026 à l'hôtel Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, professeur Adama Diawara, a présenté les profondes réformes engagées depuis 2011 dans son secteur. Il a également invité les partenaires techniques, financiers et les investisseurs privés à saisir les nombreuses opportunités qu'offre désormais l'enseignement supérieur ivoirien.

Le Groupe consultatif pour le financement du Plan national de développement (PND) 2026-2030 s'est tenu du 8 au 9 juillet 2026 à l'hôtel Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, à Cocody. Cette rencontre de haut niveau a réuni les partenaires techniques et financiers, les investisseurs ainsi que les membres du gouvernement autour des priorités de développement de la Côte d'Ivoire.

Le patron de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le professeur Adama Diawara, a pris part aux travaux en intervenant au sein du Panel C, consacré au développement du capital humain pour l'accélération de la transformation économique et sociale.

Au cours de son intervention, le ministre est revenu sur la situation du sous-secteur de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique à l'arrivée au pouvoir du Président Alassane Ouattara en 2011. Il a rappelé que le système faisait alors face à de nombreux défis structurels, notamment l'insuffisance des capacités d'accueil des universités publiques, la massification des effectifs, le déficit d'enseignants dans plusieurs disciplines scientifiques, la faiblesse des taux de réussite, l'inadéquation entre la formation et les besoins du marché de l'emploi, ainsi que le sous-financement de l'enseignement supérieur, de la recherche et des œuvres universitaires.

À ces difficultés s'ajoutaient un financement insuffisant de la recherche scientifique, une faible valorisation des résultats de la recherche et un classement peu reluisant des universités ivoiriennes sur la scène internationale.

Face à ces défis, le gouvernement a engagé une série de réformes structurantes. Parmi les principales mesures citées par le ministre figurent le basculement intégral vers le système Licence-Master-Doctorat (LMD) dès septembre 2012, afin de favoriser la mobilité des étudiants et d'améliorer leur employabilité, ainsi que l'adoption, le 22 mai 2023, d'une nouvelle loi sur l'enseignement supérieur, la recherche et l'innovation, mieux adaptée aux enjeux actuels du secteur.

Le professeur Adama Diawara a également dressé le bilan des investissements réalisés dans les infrastructures universitaires. Alors que la Côte d'Ivoire ne comptait que trois universités publiques en 2011, elle en dispose aujourd'hui de neuf, tandis que la dixième est en cours de construction à Odienné. Le gouvernement a également construit six cités universitaires, huit restaurants universitaires, achevé la réalisation de deux antennes de l'École normale supérieure (ENS), dont l'inauguration est annoncée prochainement, et engagé la réhabilitation des six premières universités publiques du pays.

Sur la question de l'employabilité des diplômés, le ministre a souligné que la réforme du Brevet de technicien supérieur (BTS) vise à adapter les contenus de formation aux compétences recherchées par les entreprises. Selon lui, cette réforme constitue un levier essentiel pour améliorer l'adéquation entre les formations dispensées et les besoins du marché du travail.

Le professeur Diawara a également insisté sur les efforts consentis en faveur des étudiants. Il a indiqué que le budget consacré aux bourses nationales est passé de 7,4 milliards de FCFA en 2011 à 24,5 milliards de FCFA aujourd'hui. Quant à la recherche scientifique, elle bénéficie désormais d'un financement permanent grâce au Fonds pour la science, la technologie et l'innovation (FONSTI), mettant fin au caractère ponctuel des financements antérieurs.

Abordant les perspectives, le ministre a lancé un appel aux investisseurs nationaux et internationaux. Selon lui, les importantes réformes engagées depuis 2011 ont permis d'instaurer un climat apaisé dans les universités ivoiriennes, marqué par la stabilité des campus et la régularité des années académiques.

« Aujourd'hui, notre système d'enseignement supérieur est devenu assez paisible. Il y a la paix sur les campus et les années universitaires sont régularisées. Les investisseurs peuvent venir investir dans notre sous-secteur », a-t-il déclaré.

Le ministre a également mis en avant le rayonnement croissant de l'enseignement supérieur ivoirien, citant notamment les performances de l'Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INPHB), classé parmi les 150 meilleures universités africaines et deuxième établissement d'Afrique francophone.

Enfin, le professeur Adama Diawara a présenté plusieurs projets structurants ouverts aux partenariats et aux investissements privés. Il s'agit notamment de la future Université technologique d'Adiaké ainsi que de plusieurs Instituts universitaires de technologie (IUT), dont un dédié à la production végétale à l'Université Jean Lorougnon Guédé de Daloa et un autre consacré à la production animale à l'Université Péléforo Gon Coulibaly de Korhogo.

Agenda

Ministère
Gouvernement
Du samedi 25 juillet 2026 au samedi 01 août 2026

▶ Réunion et conférence biennale de la Société des archéologues africanistes (SAFA) - Université Félix Houphouët-Boigny (Cocody-Abidjan)

dimanche 26 juillet 2026 - 07:00

▶ Salon National de l’Enseignement Technique (SNET) – Thème : « L’Enseignement technique, levier de l’industrialisation de la Côte d’Ivoire » - Lycée Professionnel Multisectoriel (Korhogo)