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Recherche scientifique/ La Côte d’Ivoire engagée dans le combat contre les maladies du manioc

Recherche scientifique/ La Côte d’Ivoire engagée dans le combat contre les maladies du manioc

La conférence internationale de Cotonou (7 au 9 juin) a été marquée par un plaidoyer ministériel. Cet engagement fort pour une culture durable du manioc devrait contribuer à la sécurité alimentaire en Afrique. 

Publié - 18/06/2018 / (Source:MESRSCI ) /  Partagez:

Au moment où des estimations appellent à doubler voire tripler les rendements à l’hectare d’ici 2050 pour couvrir les besoins alimentaires et industriels liés au manioc, des épidémies grondent et menacent les acquis. II faut donc rapidement prévenir une crise du manioc.  Un cri de ralliement qui a réuni du 7 au 9 juin à Cotonou (Bénin)des décideurs de 12 pays d’Afrique de l’Ouest, de l’Est et du Centre ( Côte d’Ivoire ,Ghana, Togo, Bénin, Nigeria, Burkina Faso,  Cameroun,  Gabon,  République démocratique du Congo, Tanzanie, Ouganda, Zambie)autour  des scientifiques du Programme West African Virus Epidemiology (WAVE)et de leurs partenaires financiers.

La rencontre de Cotonou avait pour objectif de sensibiliser les gouvernants, les leaders africains à l’urgence de la mise en place d’une stratégie régionale pour répondre à la menace des maladies virales du manioc sur la sécurité alimentaire. Parmi les maladies, deux sont particulièrement préoccupantes : la mosaïque africaine du manioc déjà présente en Afrique de l’Ouest qui peut entrainer 40 à 70% de perte de rendement et la striure brune du manioc qui sévit en Afrique de l’Est etdu Centre mais progressevers l’Ouest. Très dangereuse, cette dernière pathologie peut occasionnerdes pertes pouvant atteindre 90 à 100% des plantations.

Deux ennemis que le directeur exécutif du programme WAVE, Dr Justin Pita, en bon général et ses troupes connaissent bien. En effet,depuis plusieursannées,les virologues, sélectionneurs et autres experts du programme ont passé des heures à espionner ces virus, à étudier leurs points faibles et surtout à mettre au point des variétés capables de leur résister. À Cotonou, le plan d’intervention qu’ils ont soumis aux décideurs sous forme de plaidoyer devrait permettre de gagner la guerre contre les maladies du manioc. 

Cette victoire est une exigence car le manioc constitue un aliment de base pour plus de 800 millions de personnes dans le monde dont 500 millions d’Africains.  Cette tubercule originaire d’Amérique et introduite en Afrique de l’Ouest par les Portugais au XVIe siècle est ainsi devenue une culture stratégique pour la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté

 

Les chercheurs appellent à tirer les leçons de notre passé récent où la destruction des plantations de manioc en Afrique de l’Est, s’est muée en une crise humanitaire avec de nombreux décès.  Dans ce plaidoyer qui doit être porté par les 12 pays participants, WAVE, dont le siège est logé au Pôle scientifique et d’innovation de l’Université Félix Houphouët-Boigny  exhorte les États à l’action. « C’est maintenant le temps de l’action car l’enjeu reste la sécurité alimentaire des populations d’Afrique subsaharienne. Nous avons le devoir de protéger les communautés vulnérables et les petits producteurs »

 

Et dans cette contre-offensive, les scientifiques peuvent compter sur le soutien des rois et chefs traditionnels dont plusieurs ont fait le déplacement de Cotonou.

« De notre position de Rois et Chefs traditionnels, nous pouvons aider à susciter la volonté politique pour rendre prioritaire la lutte et la prévention contre les maladies virales dans les programmes nationaux d’investissement agricole. Nous pouvons aussi soutenir les campagnes de sensibilisation auprès de nos peuples en vue de l’adoption de toute pratique jugée utile à notre cause commune » a souligné le président de la Chambre Nationale des Rois et Chefs Traditionnels de Côte d’Ivoire (CNRCT), Sa Majesté Désiré AmonTanoé  dans une déclaration faite au cours de cette rencontre.

Cet engagement est porté par toutes les têtes couronnées présentes.  Afin que les politiques au plus haut niveau soutiennent les chercheurs qui, grâce au financement de la Fondation Bill et Melinda Gates et du Department For International  Development du Royaume Uni, montent la garde. Démarrée en 2015, la phase I de ce Programme qui s’achève cette année a permis de construire, réhabiliter et équiper des laboratoires dans les dix institutions des sept pays. D’établir un réseau de virologues des pays membres. Cette première phase a également permis d’élaborer et d’harmoniser des outils et des protocoles de diagnostic pour une surveillance régionale efficace des pathologies du manioc.

Autant de résultats significatifs qui ouvrent de nouvelles perspectives à envisager dans le cadre de la deuxième phase.Il s’agira par exemple de poursuivre le renforcement des capacités des acteurs de la filières manioc dans la gestion des maladies, de mettre en place un système de veille par une surveillance participative innovante utilisant les dernières technologies, de développer des stratégies régionales d’alerte et d’intervention rapide la striure brune.

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