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Vibrant « cri de cœur » du président de l’ASCAD pour le financement de la science en Afrique

Vibrant « cri de cœur » du président de l’ASCAD pour le financement de la science en Afrique

 Le président de l’Académie des sciences, des arts, des cultures d’Afrique et des diasporas africaines (ASCAD), Prof Aïdara Daouda, a lancé, mercredi, un vibrant plaidoyer à travers un « cri de cœur » aux dirigeants africains pour qu’ils prennent à bras le corps la question du financement de le recherche scientifique.

Publié - 30/11/2017 / (Source:AIP ) /  Partagez:

« Au moment où se tient le sommet Union africaine-Union européenne, nous lançons à nos dirigeants africains un appel. Nous le leur lançons parce que nous les savons soucieux du bonheur de leurs peuples, nous savons qu’ils ont déjà tant fait pour l’émancipation et la dignité africaine, mais nous leur lançons ce cri de cœur et les supplions d’accéder à notre requête en faveur de la recherche, de la science et de la technologie », a plaidé Prof Aïdara Daouda.

« L’Afrique est largement en retard sur les autres continents dans le domaine de la recherche scientifique. Nous savons que nos chefs d’Etat sont conscients du problème. Malheureusement, les mesures concrètes pour y pallier, tardent à venir et nous, scientifiques africains, sommes impatients de faire sortir l’Afrique de cette léthargie scientifique qui ne plaide pas en faveur d’un développement durable du continent », a poursuivi le président de l’ASCAD lors du lancement d’un « Appel » dit d’Abidjan en faveur du financement du secteur de la recherche.

Citant l’UNESCO, il a indiqué que l’Afrique compte 90 chercheurs par million d’habitants tandis que les pays développés en dénombrent 3400 et que seulement 2 % des articles scientifiques publiés émanent de l’Afrique, qui ne compte aucun prix Nobel.

Toutefois certains africains, dans des conditions idéales, ont prouvé leur savoir et savoir-faire « avec les mentions les plus élevées » à l’instar de l’astrophysicien Cheick Modibo Diarra, de l’archéologue et égyptologue Cheick Anta Diop ou du Prof Ogobara Dombo qui est en voie de mettre au point un vaccin contre paludisme.

« Et il en existe beaucoup d'autres qui sommeillent en Afrique, faute moyens et d'équipements appropriés pour apporter leur contribution au progrès de la science et à l’émergence de nos pays », même si « le sous-développement n’est pas une fatalité », a-t-il argumenté.

A son avis, « oui nous pouvons initier un développement industriel respectueux de l’environnement, créer une industrie pharmaceutique, rivaliser avec les chercheurs du monde entier (…) parce que l’Afrique dispose d’une jeunesse fière, ambitieuse, compétente et scientifiquement compétitive, capable de mener une recherche innovante pour la protection de l’environnement parce que nous avons peu contribué au réchauffement climatique ».

La communauté scientifique africaine a adopté un « Appel d’Abidjan » qu’elle a soumis, mercredi, au sommet UA-UE avec l’espoir qu’il figure dans l’agenda des solutions et dans la déclaration finale du sommet car « la recherche scientifique et technologique est la solution durable et incontournable du développement de nos pays ».

 

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